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samedi 29 août 2020

Salut toi...

Au final j'aurais eu la possibilité de reprendre le blog. Sauf qu'on m'a fait un très mauvais coup au niveau du travail dont j'ai été jetée au bout de 3 semaines après avoir tout donné, y compris être venue avec de la fièvre. Sans compter les autres emmerdes. Mais je ne vais pas expliciter pour ne pas avoir de souci.

 Il se trouve que depuis fin novembre, je n'ai eu que 3 entretiens en tout. 3 ENTRETIENS... Je trouve cela dérisoire en raison du nombre de candidature, surtout pour des postes de secrétaire médicale où j'avais tout ce qu'il fallait. En plus je n'ai pas le diplôme donc on me paie moins, c'est bien ça non ? Apparemment je ne suis pas assez bien. Et parfois c'est Pôle Emploi qui ne transmettait pas ma candidature car "le profil ne correspond pas". Il correspond à 100 % mais tout va bien !

Et me voilà subitement en entretien de 5 minutes avec une médecin. Suivi d'une demande à ce que je reste un peu avec la secrétaire présente (travaillant normalement dans un cabinet d'une autre ville) pour qu'elle se fasse une idée. Je suis restée 2 heures à faire diverses choses puis on m'a demandé de venir dans le cabinet principal pour 2 jours avec décision au second jour. La décision était déjà prise à la fin du premier. À savoir me proposer un CDI avec période d'essai bien sûr, surtout que c'est du temps partiel.

Je commence le 31 août. Mélange d'un peu de joie d'être ailleurs qu'entre 4 murs et de dépit de retourner là-dedans, surtout après ce qu'il s'est passé. J'ai peur des relations des autres.

vendredi 15 septembre 2017

Et plus d'un an après ?

Je me suis dit que j'allais faire un petit point. Mon contrat comme secrétaire/assistante médicale a pris fin le 29 juin 2016. J'avais démissionné pour ne pas travailler avec un repreneur n'ayant rien d'un médecin pour moi, à part certaines notions.

Je suis peut-être dure, mais quand je vois qu'il y avait des choses que je savais mieux faire, mieux gérer, mieux diagnostiquer même (un comble !!!) face à quelqu'un qui ne pensait qu'à l'argent, arrivait tout le temps en retard, prescrivait à tout va (tu n'as pas besoin mais allons-y je te fais une ordo pour de la Ventoline, WTF?!)... Ben ça ne donnait pas envie de rester. Surtout quand il veut jouer au con avec la réglementation du travail et essayer de tout me mettre dans l'os.

Après il y a aussi le fait que je n'aimais pas mon travail. Je me pliais en quatre pour le médecin et les patients mais je n'aimais pas. J'étais bouffée par mon empathie et l'énergie que je déployais pour les autres au lieu d'en garder un peu pour moi avec la Salope Et Pétasse.

Je suis contente de ne plus travailler là-bas. C'est un fait.

Mon ancien patron ne me manque pas car je continue à papoter avec lui et à le voir.

Par contre, il y a des patients qui me manquent. Ils sont plus nombreux et me manquent plus que ce que j'aurais imaginé.

Je vais d'ailleurs reprendre contact avec certains d'entre eux. Maintenant que tout s'est bien tassé, que la page est bien tourné et qu'il n'y a plus de risque vis-à-vis du repreneur.

C'était une belle et difficile expérience au final.

lundi 9 mai 2016

Pause

J'ai deux articles qui sont toujours au stade de brouillon. Je voudrais écrire, j'en aurais besoin. Mais les murs ont des oreilles et je suis épiée.

Du coup, j'essaie de ne pas attirer l'attention. Je prépare ma sortie et j'espère que rien ne va venir la faire capoter. J'ai la pression de toux les côtés. Je ne suis plus traitée comme je devrais l'être. Je ne veux pas être une reine, mais je n'ai pas à être la boniche et le punching-ball de tout le monde.

J'aimerais juste faire mon travail correctement et non me retrouver à écrire des choses que je sais être fausses car le travail n'a pas été fait comme il aurait fallu.

J'aurais voulu finir comme cela avait commencé, de la façon la moins stressante possible. Mais j'ai du sortir les armes et commencer à me battre. Mais me préserver aussi de ce qu'on pourrait me faire pour m'empêcher de faire ce que je veux.

Nous ne sommes pas marié(e)s à notre travail. Nous ne devrions jamais l'oublier. On ne devrait jamais nous forcer et nous dire que "si si si, vous vous êtes engagé(e)".

Donc je fais une pause. Quand tout sera fini, je pourrai alors revenir sans aucun risque pour mon futur.

jeudi 1 octobre 2015

Soupir intérieur

Patron qui me dit 36 trucs en même temps à faire et à enregistrer.
Patient : Vous avez l'air de vous dépêcher.
Moi, en souriant (on notera l'effort) : Oui il faut être partout à la fois.
Patient : Oh ben vous savez c'est normal. Toute ma vie je rentrais le soir après 19h et je n'en suis pas mort.
...
 
...

Merci mon gars. Mine de rien, elle a fait mal cette remarque. Alors certes, cher monsieur, vous ne pouvez pas être au courant. Mais du haut de vos 59 ans, vous n'avez pas de souci de santé en dehors d'un hypothétique peut-être pas dit du tout syndrome d'apnées du sommeil. Du haut de mes 34 ans, je traîne une SEP qui m'en fait voir depuis 2005.

Donc oui, je me dépêche, faut que je note, j'ai du mal à suivre. Je n'en mourrai pas, en effet. Mais le retour de bâton en rentrant va être violent.

Mais bon, c'est rien après tout...

mardi 25 août 2015

Trop plein

J'arrive de plus en plus à ce que je ressens comme un point de non retour.

Des emmerdes au niveau ambiance collègue de travail et administrés/éleveurs/ce que vous voulez, j'en ai eues. J'ai toujours pu les gérer alors que je n'avais pas l'impression d'y arriver.

Mais là...

Une Nème fois, j'ai eu droit au "on a le temps de mourir".

Est-ce que je "vieuconnardise" déjà à 33 ans ? C'est le terme qu'utilise la femme de mon patron envers lui. Il commence à l'utiliser avec moi.

Il doit avec raison mais cette pression permanente, cette façon d'agir de plus en plus fréquente, même lui commence à craquer.

Est-ce parce que j'ai une pathologie à type d'épée de Damoclès au dessus de ma tête qui me rend intransigeante ? Dans le sens où si vous n'arrivez plus du tout à respirer ce n'est pas la peine d'aller chez le pneumologue, allez aux urgences. Si c'est pour des tests allergologiques oui il le fait puisqu'il est allergologue mais non il n'y a pas d'urgence. Surtout que les patients sous traitement anti-H1 ne comprennent souvent pas pourquoi cela ne sert à rien de faire les tests.

Tout le monde n'est pas ainsi et je le sais. Mais j'ai de plus en plus de difficultés à gérer les patients, leurs humeurs, leurs peines, etc. Parfois j'ai l'impression qu'ils me voient comme un robot capable de tout entendre.

J'entends. Je sais écouter. J'ai même déjà discuté suicide avec des patients qui craquaient à cause de leur problèmes de santé, d'argent et de tristesse liée au décès de l'être aimé avec qui ils ont fêté des noces d'or.

J'écoute et j’emmagasine. Un des patients au téléphone a été surpris que je me souvienne de son prénom. Cela ne me semble pas si difficile, d'autant qu'il s'agit d'un patient qui vient régulièrement en contrôle.

J'aimerais que l'on puisse se poser tranquillement. Qu'on puisse expliquer à certains patients faisant un scandale pourquoi ils ne sont pas prioritaires. Pourquoi certains patients devraient par contre s'alarmer plus tôt. Que cela soit aussi entendu par certains médecins (généralistes et spécialistes) qui parfois s'alarment trop ou pas assez.

Je voudrais... mais cela ne se fera pas. Un an avant sa retraite. Réaction des patients : "Mais vous allez faire quoi puisqu'il n'a pas de repreneur ?". Je serai au chômage. Et franchement, pour la première fois de ma vie, j'ai hâte d'y être.

Faire un travail que l'on n'aime pas est une chose. Cela n'empêche de loin pas de bien le faire. Mais finir rongée par ce travail à m'en pourrir les vacances, je ne le veux plus. L'épée de Damoclès de la Salope Et Pétasse est suffisante, inutile d'en rajouter.

mercredi 6 mai 2015

Merde

Il aura fallu 7 ans. 7 ans pour que je balance un "merde !" tonitruant dans le couloir, faisant sursauter les patients et le médecin (exploit).

Ce merde était destiné à un ex patient eu au téléphone et ayant été agressif. Il a insulté mon patron, le matériel, etc. A déformé des termes d'un courrier reçu d'un prestataire (bon courage à un ami qui y travaille justement, l'hôpital l'ayant mis chez eux).

Bref, je passe tous les termes que j'ai entendus. Et tout ce qu'il a dit qui n'est pas vrai. Mais attention, il m'a signalé être resté poli après avoir dit que mon patron est un "connard" (faux) et que le matériel c'est "de la merde et obsolète" (re-faux). Ce mec a été agressé physiquement il y a 20 ans mais ce n'est pas une raison pour tout déformer comme il a fait.

J'ai réussi par je ne sais quel miracle à rester calme. J'ai rétabli les différentes vérités et expliqué comment designer un autre médecin. D'autant que c'est l'hôpital qui a désigné, pas nous.

Bref, l'appel de merde du type complètement instable et agressif. Heureusement qu'il ne peut pas se déplacer facilement car c'est le profil type qui dérape très rapidement. Putain de boulot.

Le prestataire et sa médecin traitant ont été mis au courant. Surtout qu'on est "tous des connards". Sa médecin l'a déjà vu partir en vrille et est impuissante.

Néanmoins, l'agression au boulot, cela suffit. Même verbale. J'ai fini par lui répéter pour la cinquième fois comment faire la désignation du médecin par lequel il veut être suivi, lui souhaiter une bonne journée, lui dire au-revoir et raccrocher. Pendant qu'il continuait à proférer des injures.

lundi 13 avril 2015

Mini lettre ouverte

Chers patients,

Suite à des remarques peu sympathiques depuis ce matin sur les délais de rendez-vous et le fait de ne pas prendre en urgence des non-urgences, je vous prie instamment de vous calmer.

PARCE QUE LÀ, CA ME TITILLE GRAVE DE VOUS RÉPONDRE QUE OUI, VOUS ALLEZ MOURIR D'ICI LÀ !

Or, suite à cette phrase, vous seriez encore moins aimables. Et cela serait justifié. Restons courtois.

Cordialement,

La secrétaire

lundi 2 février 2015

Wow...

Patron : Euh attends... Je me pose juste la question, tu es là depuis combien de temps ?
Moi : J'ai commencé le 2 janvier 2008 ici.
Patron : Ça fait aussi longtemps ?!
Moi : ... euh... wow oui en effet !
Patron : On entame notre septième année ensemble quand-même.

Je suis contente d'avoir du boulot mais... ce que je n'aime pas ce que je fais. Je crois que je n'avais pas envie de compter le nombre d'années passées à faire un travail qui me déplaît. Bon, voyons le bon côté des choses : en juin 2016 c'est sûr il s'arrête.

Repreneur ou pas du cabinet, changement de contrat donc je pars et je "profiterai" des aides en cherchant un nouveau boulot. Il est au courant. Je ne ferai pas ça toute ma vie. L'empathie tue à petit feu. Pas qu'elle mais en grande partie.

mardi 16 septembre 2014

Mon boulot vu par les proches

Je fais une pause. Je n'ai aucune idée de quand ce billet sera publié. Il va être écrit petit à petit au final. Il pourra peut-être être sujet à modification, que je signalerai ici.

Édition le 17 septembre 2014. J'avais oublié le dernier point...

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Je suis... lassée. On peut dire ça comme ça. Au début ça me mettait en colère. Et par moment ça me met encore en colère. Mais je suis surtout lassée maintenant.

Quand j'écoute mes proches, j'ai l'impression qu'il n'y a que eux qui ont un boulot (rayer la mention inutile, s'il y a) :
  • chiant ;
  • stressant ;
  • avec des problèmes avec les clients ;
  • avec des problèmes avec le ou les patrons ;
  • où ils ont l'impression de ne pas être reconnus ;
  • dont ils peuvent se faire virer.
Et surtout, LA remarque ultime : "ton travail est moins pénible que le mien". A laquelle on peut ajouter histoire de faire un combo : "la preuve, tu es parfois sur fesses de bouc".

Bien bien bien. Par où commencer...

Alors oui, je suis sur fesses de bouc. Parfois trop souvent par rapport à ce que je devrais. Alors je ne sais pas pour les autres, mais quand on a un travail stressant ça fait du bien de lâcher du leste sur une plateforme qui, n'en déplaise à certains, n'est pas à prendre au premier degrés dans le social non plus.

Mon travail est chiant. Les tâches sont pénibles car répétitives ou difficiles. J'aimerais bien voir certains de mes proches se retrouver à préparer un dossier pour présentation en réunion de concertation multidisciplinaire (RCP pour les intimes) d'un patient ayant un cancer alors qu'on n'a jamais fait ça avant et qu'on n'a pas le droit à l'erreur sinon faut recommencer et ça retarde la prise en charge du patient.

En plus, je n'aime pas mon boulot. Non mais vraiment. Vraiment vraiment. Mon patron a du mal à y croire parce que d'après lui je le fais bien. Mais bien faire son travail, au du moins faire son maximum, ne veut pas dire qu'on aime ce qu'on fait. On peut être professionnel même quand on n'aime pas un travail.

Stressant vous dites... C'est vrai que mon boulot n'est pas stressant. Entre les dossiers à préparer, les patients et toutes leurs pathologies, le fait de gérer ceux qui ont envie de se tuer, ceux qui viennent d'apprendre que leurs jours sont comptés, ceux qui se sont fait taper dessus et en souffrent encore, ceux qui sont méchants juste pour être méchants, etc. C'est pas stressant ? Non non, du tout. Pareil, j'aimerais bien les voir face au patient qui n'a jamais fumé, qui vient d'apprendre qu'il a un cancer non-opérable et qui vous souhaite "bonne journée". Vous lui répondez quoi ? "Merci vous aussi" ? Sachant qu'il s'en va chez le notaire pour faire son testament ?

Les problèmes avec les patients je ne vais pas revenir dessus pour le moment. C'est assez clair avec ce que j'ai déjà écrit.

Mon patron n'est pas toujours super tip top gentil non plus. Il est très sympa en général, je ne dis pas le contraire. Mais quand il a ses "sales périodes" c'est autre chose... On peut passer de Dr Jekyll à Mister Hyde (c'est marrant pour un médecin non ? non ? ok je sors). Et là il est beaucoup moins drôle et je me prends des remarques pour des choses où je n'y suis pour rien. Et il s'énerve vite, c'est le démarrage au quart de tour...

Quant à la reconnaissance, alors là... Je crois que je ne vais même pas en parler. La seule reconnaissance que j'ai c'est quelques mots gentils de patients ou petites attentions mais c'est si rare par rapport à la masse de travail ! Je ne demande pas à avoir un autel avec des offrandes mais un simple "merci" de la part de tout le monde ce serait bien. C'est normal de dire merci, non ? En tout cas, à la vieille conne que je suis (32 ans), on lui a appris ça. Bon je reconnais que le chèque de fin d'année me permet d'avoir un minimum de reconnaissance mais je préfèrerais une reconnaissance autre que financière.

La stabilité de mon travail est certes meilleure qu'un employé en intérim embauché pour 2 jours puis un hypothétique CDD etc. Mais en attendant, si je fais mal quelque chose en assistant mon patron, ça peut jouer sur la santé d'un patient. On fait parfois des ponctions pleurales. On met des patients sous oxygène. Un mauvais geste ou un mauvais réglage et les choses peuvent mal se passer. Et donc mon CDI en pâtir, voire être rompu.

Bref, je ne travaille pas, mon travail n'est pas fatigant, il est facile, etc. Enfin je dis ça vu que ce seulement les autres qui ont un travail difficile. Et que les remarques sont faciles de l'extérieur :(

jeudi 17 juillet 2014

Le moment qui fait du bien

La remplaçante : Mais tu as fait des formations ?
Moi : Ah non du tout. J'ai appris sur le tas.
La remplaçante : C'est impressionnant. En plus on a des bons échos de toi partout. Tu es la secrétaire dont les prestataires parlent. Et ils te comparent à d'autres.
Moi : Ouiiiii je me souviens avoir surpris au début quand je posais des questions. Ils ont l'habitude maintenant.

Ça fait plaisir ^^ Merci, ma tête passe encore la porte. Et mes chevilles ne sont pas plus grosses que d'habitude. Mais on ne se rend pas compte à quel point ça fait du bien la reconnaissance du travail.

mercredi 16 juillet 2014

* Le téléphone sonne *

Le nouveau patient : Bonjour j'ai pris rendez-vous pour le premier septembre et je voudrais avancer mon rendez-vous.
La secrétaire, sentant venir l'orage : Je n'ai pas de place avant.

[NDLR : la secrétaire est obligée de répéter 3 fois car le monsieur patient n'a soi-disant pas entendu...]

Le nouveau patient, qui a perdu toute son amabilité : Non mais attendez on est en juillet là !
La secrétaire, lassée de répéter la même chose : Oui et juillet et août sont déjà remplis depuis longtemps...
Le nouveau patient, franchement agacé : Pfff non mais c'est fou ça... Bon ben on verra bien si je peux venir ou pas.
Comment dire... La personne qui crache ses poumons avec du sang et qui a une image "bizarre" au poumon, oui c'est urgent. La personne qui éternue et qui "en a marre", non. ce n'est pas urgent. Vraiment, je vous le promets.

mardi 1 juillet 2014

I've got the power!

Ne jamais sous-estimer le pouvoir d'une secrétaire médicale fidèle à son patron et qui insiste car c'est nécessaire.

Traduction : comment avoir rapidement un rendez-vous pour un examen, seul examen qui manque chez un patient qui a un cancer et devant se faire opérer.

Les secrétaires peuvent très bien s'entendre entre elles. Surtout quand elles savent qu'elles ne sont pas sollicitées à tout va pour pas grand chose.

Résultat : il pourra voir le chirurgien la semaine prochaine. Et ça, c'est cool. On a gagné du temps.

Il n'y a pas à dire, quand on ne cherche pas à "entuber" (comme dirait mon patron) les gens pour des rendez-vous urgents sans aucune urgence, on est tout de suite plus crédible.

mercredi 4 juin 2014

lolilol

Bien bien bien... La remplaçante a téléphoné. Elle voulait parler du remplacement de la semaine prochaine.
 
Oh wait...
 
Ce n'est pas prévu qu'elle remplace et comment elle a su qu'il ne serait pas là ?
 
Bref. De toute façon ce n'est pas à moi qu'elle veut parler.
 
Je passe donc le téléphone à mon patron qui ne comprend pas non plus pourquoi elle parle de ce remplacement où une autre médecin a signé pour le faire.
 
Il informe (je dis bien informe) la remplaçante des cas de tubeculose pour qu'elle fasse un éventuel suivi.

Elle est devenue... agressive. À un point incroyable. Mon patron en est tombé des des nues et pourtant il a eu de gros soucis avec son associé de l'époque.
Elle a pris ça pour des accusations. Que de toute façon il fait plein d'erreurs médicales et qu'elle pourrait en dire des choses sur lui. Que de toute façon il l'a attaqué, que sa secrétaire est "malade et complexée" et il y a eu une suite mais je suis partie.
Bref, elle a tout pris pour une accusation alors qu'il s'agit d'une information pour sa santé. Sans compter tout ce qu'elle a signalé qu'il faisait mal et qu'il ne fallait pas traiter ces patients. Hum... qu'elle explique ça à l'agence régionale de santé etc.
 
Elle a été immonde avec lui. Il a mis le haut-parleur pour que j'entende comme elle lui parlait, il se demandait si c'était lui qui devenait fou. Et c'est là qu'elle a fait les remarques sur moi et que je suis partie. Enfin de toute façon, comme elle le dit si bien, mon patron a une main mise sur moi et on "combine des trucs tous les deux".

Ce qui tombe bien, c'est qu'il n'a pas eu besoin de lui expliquer qu'elle ne remplacera pas puisqu'elle ne veut plus revenir ici. Au moins, c'est réglé !

lundi 26 mai 2014

"Non mais c'est du foutage de gueule là..."

Tout est dit. Citation de mon patron. Phrase suivie de celle-ci :

En juin on fera autrement. Si l'autre remplaçante ne peut pas et si tu es d'accord on bossera un samedi matin à la place et on décalera l'autre journée aussi. Mais on ne réitérera pas avec elle.
Ai-je besoin de dire à quel point je suis soulagée ? ^^

Enfin soulagée en partie seulement car 27 courriers attendent d'être tapés. 6 devaient être relus vendredi soir mais elle disait qu'elle n'aurait "peut-être pas le temps". Forcément, quand on veut partir à l'heure exacte on ne peut pas avoir le temps de les relire. Un d'eux est urgent mais ce n'est pas grave apparemment...

Réaction de mon patron en voyant cette pile de dossier : "Jamais en 6 ans [NDLR : depuis que je suis arrivée] je n'ai vu de courrier en retard.". Oui mais lui ne se comporte pas façon médecin hospitalier qui laisse tout faire et se "contente" de faire le diagnostic.


vendredi 23 mai 2014

Moment de flottement

En train de taper le courrier d'un patient, rien de plus banal.
"Les dosage d'IgE totales et IgE spécifiques sont revenus positifs pour les graminées (4/4), le bouleau (3/4), les acariens (2/4), la farine (3/4)"
Arrêt de la frappe. Je ne crois pas me souvenir que le patient en question ait fait des dosages biologiques pour les trophallergènes... [NDLR : comprendre les allergies alimentaires en gros.]

Non, il n'en a pas fait.

Non... elle n'a pas osé...

Si, elle a.

Chère remplaçante, puis-je t'expliquer une chose ? Ce patient n'est pas allergique à la farine. Pourquoi je dis ça ? Parce qu'il est question de "farinae" et non de "farine". Ce qui veut dire qu'on parle d'un... acarien ! Un acarien de la maison, tout simplement en plus.

Non en fait non je ne vais pas te le dire. Parce que l'allergo ça n'est pas ta tasse de thé. Parce que tu n'as pas fait de formation en allergo (sauf les 2 heures obligatoires). Moi non plus et je ne suis qu'une secrétaire, je n'ai même pas de diplôme en secrétariat médicale (ce qui équivaut à être une paria pour certains) mais je vais corriger quand même. Parce que j'en connais un qui se "moquerait" gentiment de moi si je laissais passer une faute pareil vu qu'il sait que je sais. Et je sais qu'il sait que je sais. Merci patron !

*soupir quand même*

mardi 20 mai 2014

Veto à prévoir pour les congés d'été ?

Cette article était dans les brouillons depuis février. Vu comment ont été les deux jours où "elle" a été là, je n'avais plus vraiment envie de continuer. Je crois que je n'ai plus besoin de le compléter, on sait ce qu'il en est...

J'essaie autant que possible de ne pas juger les gens trop vite. Sauf que je n'arrive pas toujours à le contrôler...
Le premier remplaçant que j'ai connu n'était vraiment pas "terrible" on va dire. Pas très accueillant et surtout tout le temps en train de me demander ce qu'il faut faire. Il avait oublié que le médecin c'était lui et ça ne rassurait pas du tout les patients... Quand mon patron fait des gaz du sang, je n'entends rien. Là, j'ai chaque fois entendu des "aïe" bien prononcés et les patients s'en souviennent encore. Une patiente a même fait un malaise et n'a plus voulu revenir... Mais bon, de toute façon, ce n'est pas avec des tests allergologiques qu'il allait "gagner sa vie" comme il m'a dit. Ok, bye.

Deuxième remplaçante... Un pur bonheur, dans tous les sens du terme. Elle savait ce qu'elle faisait ou ne faisait pas et pourquoi, était très gentille, etc. Même les patients l'ont aimée. Sauf qu'un pneumologue a réussi à en faire son associée (ou plutôt son esclave) en racontant des conneries à tout le monde. On a quelques contacts et on ne manque pas de se saluer par mail ou via mon patron lors de congrès.

Troisième remplaçante, rien à signaler non plus. J'ai mis la deuxième sur un piédestal donc je n'arrive pas à la mettre au même niveau mais il n'y avait vraiment rien à redire. Pour preuve, les patients l'ont appréciée aussi, ce qui veut tout dire.

Conte de fée ?

Va développer les radios Cendrillon. Tape le certificat Cendrillon. Réponds au téléphone Cendrillon. Ouvre aux patients Cendrillon. Occupe-toi des sommeils Cendrillon. Laisse-moi te parler pendant que tu es au téléphone Cendrillon. Laisse-moi te parler pendant que tu es au téléphone, qu'il y a un patient devant toi, que ça sonne et que tu dois développer une radio Cendrillon.

Bon. C'est long jusqu'au retour du roi qui me redonnera une place normale. Si même les patients qui ne le connaissent pas et donc ne peuvent pas comparer ont pitié de moi, je crois pouvoir dire que je ne suis pas folle.

lundi 19 mai 2014

Mail du jour

Mon patron est au congrès de l'ATS à Los Angeles pour la semaine. Retour de la remplaçante chérie d'amuuuuuuuuuur que j'aime. Ou pas. Grâce au fait qu'il est avec un directeur d'agence de prestataire de service, je peux lui envoyer des messages. Je crois que ça va le rendre nerveux de voir que ces indications on s'en fout...
Bonjour à vous !
J'espère que le voyage s'est bien passé.

Si vous voulez bien transmettre [mettre ici le nom de son patron] qu'il me manque et que j'ai hâte qu'il revienne. Oui, journée même pas encore finie et côté nerfs j'ai déjà du mal.

Elle a eu du retard. Une demi-heure ce matin, 20 minutes cette après-midi. Même pas bonjour. Exactement comme la dernière fois.

Elle veut que je déplace une consultation de mercredi soir. Une déléguée de je ne sais plus quel labo voulait vous inviter à une réunion d'information. Du coup elle lui a proposé à elle. Sauf que c'est un scolaire (d'où le rendez-vous le mercredi) et que je n'arrive pas à le joindre. Mais elle veut y aller (ou partir plus tôt ? comment ça je suis mauvaise langue ?).

Elle ne développe pas les radios. En plus elle ne me prévient pas toujours, faut que je devine quand je suis en train de m'occuper d'un sommeil apparemment. Et elle n'arrive pas à cadrer les patients pour les faire du coup elle a tout bougé, il faudra refaire les réglages (elle ne se souvenait pas qu'elle pouvait monter le siège... et donc recadrer le patient par ce biais).

Elle voulait un scanner en ultra-méga-grosse urgence pour un patient que vous suivez pour une petite opacité qui est stable et chez lequel vous aviez même fait une fibroscopie. Le patient refuse d'aller à l'hôpital civil et elle s'est énervée parce qu'on ne peut pas prendre RDV directement nous-même. Le patient est maintenant très inquiet car elle a utilisé plusieurs fois le mot "urgent" en insistant qu'il fallait que ce soit fait rapidement. Elle lui a aussi dit qu'il faut faire une fibroscopie. Il avait l'air perdu en partant...

A midi et demi elle voulait que je lui montre comment faire une feuille de soins. J'ai dit que je n'avais pas de carte vitale sous la main. Je reconnais, c'est faux, mais à midi et demi alors qu'elle avait fini les consultations à 11h45 (oui elle a carburé) et qu'elle aurait pu me demander là, j'avoue que je n'ai pas eu envie de faire un effort. En plus Roger venait d'arriver.

Pour couronner le tout Monsieur N. vient de m'accuser du fait de ne plus être pris en charge à 100 % ici. Pour lui c'est clairement à cause de moi. Je lui ai montré qu'il a les 100 % pour le diabète et non les poumons car il ne me croyait pas. Je lui ai même proposé de l'imprimer pour en parler avec sa fille et il l'a mal pris aussi (pourtant elle s'occupe souvent de ses papiers). J'ai insisté pour qu'il en parle avec son médecin traitant. Pas sympa du tout.

Et on continue sur la lancée de une consultation = un courrier systématique. J'ai aussi peur de l'état du planning à votre retour vu que c'est consultation quasiment chez tout le monde.

Bref... revenez vite !!! J'espère que vous avez du beau temps.

Profitez bien.

Fanny

vendredi 9 mai 2014

Privilège


"Vous avez le feu vert du médecin responsable de la formation, le Docteur L."

YES!
 
Je ne sais plus si j'en ai parlé, mais j'ai une sclérose en plaques (SEP, Salope Et Pétasse pour les intimes).

Tous les ans, le réseau alSacEP (et autres, il y en a dans toute la France) fait une grande réunion d'information pour les malades et les aidants. Réunion à laquelle je suis devenue incapable d'aller car mon compagnon travaille le samedi et je suis complètement déprimée car généralement la plus jeune et entourée de personnes avec des béquilles, en fauteuil roulant et même parfois en fauteuil couché. On a beau vous dire que tout le monde n'a pas la même évolution, ça fiche quand même un coup.

Le Centre Hospitalier de Mulhouse organise sa Deuxième Journée Médicale cette année. Avec entre autre une intervention du grand professeur spécialisé "du coin" concernant les nouveaux traitements de la SEP. Première intervention de cette journée. C'est mon patron qui m'a donné le programme pour me le montrer justement.
 
Comme les prestataires et laboratoires me disent régulièrement que "mais siiiiiii vous pourriez venir aussi" (oui mais ça ne m'intéresse pas ou je ne suis pas disponible), j'ai posé LA question : est-ce que moi, simple secrétaire, ai le droit de me joindre aux médecins qui viendront écouter cette intervention ?

La réponse est celle de la première ligne de cet article peu intéressant mais qui me fait plaisir. Je sais que je ne vais pas tout comprendre. Mais j'ai acquis quelques notions, je me renseigne de mon côté et surtout je vais être concentrée et ne pas avoir l'esprit pollué par ce qui se passe autour et que je n'arrive pas à laisser de côté car la douleur dégagée autour est trop forte.

jeudi 6 février 2014

Ma secrétaire détestée

Déléguée d'un labo accompagnée de son patron qui arrive. Déjà ça m'énervent, ces deux-là ne prennent même plus la peine de prendre rendez-vous, ils arrivent la bouche en fleur avec des "on en a pour une minute". Mais bien sûr.

Bla bla bla. Le patron donne un document sur une étude sur la BPCO. Bla bla bla.

A savoir : "bla bla bla" est à remplacer par un discours de commercial avec des termes médicaux, rien de plus.

Le patron : Et donc cette étude montre que les patients traités tôt et avec le bon médicament ont une meilleure évolution.


[La déléguée a vu mon grand sourire, elle a du s'attendre à un truc, elle commence à me connaître. Je rigole un peu et apparemment le patron l'a entendu.]
 

Le patron : Et ce médicament c'est bien sûr le *biiiiip*".
 

Moi : Oh ben ça alors ! Ce n'est vraiment pas commercial comme discours ça.
 

[Air renfrogné du patron en question et début de rire de mon patron.]

Faut pas déconner, c'est gros comme une maison la façon dont est faite leur discours commercial. Je crois qu'il va aussi commencer à se méfier à force.

Fanny, secrétaire probablement haïe des labos qui passent dans ce cabinet. Mais manque de chance : faut passer par moi :D